Novembre 2023

Mon métier ne me définit pas à lui seul. Je ne passe pas mes journées à faire des plans ou à écumer les sites de décoration. J’ai envie que ce blog me ressemble davantage. Alors, une fois par mois, je vous partagerai ce que j’ai lu, regardé, écouté, ainsi que mes coups de cœur.

Comme ça, vous apprendrez à me connaître autrement.

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DAISY JONES & THE SIX

La série m’a occupé quelques soirées. J’ai passé un bon moment, mais elle ne m’a pas vraiment marquée.

D’abord, j’ai trouvé les personnages trop lisses. Leurs blessures ne les marquent pas assez, et la série ne creuse pas vraiment leurs failles.

Quand tout paraît trop propre, je pense souvent à cette image : un personnage habillé tout en blanc se fait rouer de coups dans la boue. On le voit grimacer et souffrir. Puis, quand la scène se termine, il n’a ni blessure ni boue sur sa tenue, et son sourire revient aussitôt. C’est exactement ce que j’ai ressenti avec cette mini-série.

En revanche, j’ai adoré les costumes, surtout les tenues de Daisy et de Simone.

Autre point faible, et il compte beaucoup ici : la musique. Pour un groupe de rock, j’ai trouvé les chansons plutôt folk, et aucune ne s’est vraiment démarquée.

Enfin, plus j’y pense, moins l’interview des personnages me semble réaliste. Vingt ans séparent l’histoire de cette interview, mais un seul personnage semble avoir vieilli. Les autres n’ont presque pas bougé.

GEN V

J’avais adoré The Boys. Je ne sais pas si la série m’a plu parce qu’elle montre le côté noir des super-héros ou parce qu’elle surprend sans arrêt.

Alors, quand Gen V est sorti, j’ai d’abord hésité. Puis j’ai lancé le premier épisode, et la série m’a tout de suite happée.

On retrouve pleinement l’univers de The Boys dans Gen V. C’est gore, donc si vous n’aimez pas le sang, passez votre chemin.

Les scénaristes vont très loin dans les idées dégoûtantes. Je me demande souvent comment ils les trouvent. Leurs séances de brainstorming doivent être dingues.

Autant je n’aime pas les films ou les séries où l’on sursaute tout le temps, autant le gore ne me dérange pas. Au contraire, je trouve ça même drôle. J’imagine les acteurs dans des tenues parfois improbables, recouverts de gelée ou d’un autre truc gluant, en train de réciter leur texte.

Mais la série ne se contente pas d’être gore. Elle fait aussi réfléchir. Elle montre que la différence fait peur, que l’on soit « normal » ou « super ».

Il y aura toujours quelqu’un pour avoir peur, contrôler, prendre le pouvoir ou se croire supérieur. On peut facilement faire le parallèle entre le rejet des « super », celui des « normaux » et le rejet que les humains infligent aux personnes différentes d’eux. Je ne fais pas la liste : elle est malheureusement trop longue.

Bref, si le gore ne vous dérange pas, je vous conseille de regarder The Boys puis Gen V. Dans cet ordre !

Par contre, interdiction formelle pour les enfants !!!

Dans vos oreilles

« COURSES ÉPIQUES »

de Guillaume Lalu

Je suis tombée dessus par hasard… ou peut-être pas. Vive les algorithmes et les réseaux sociaux !

Ce podcast ne parle pas seulement de course. Il raconte surtout des histoires de vie liées à la course. L’épisode de Paulette et Gaëtan m’a tout de suite attirée.

Paulette est la grand-mère de Gaëtan. Elle a quatre-vingts ans, lui une trentaine, et ensemble, ils ont participé au Marathon des Sables au Maroc.

Le Marathon des Sables se déroule dans le désert. Les participants parcourent 70 ou 120 km, au choix, en autonomie. Pendant trois jours, ils portent sur leur dos leur nourriture, leurs vêtements, leur nécessaire de toilette et leur couchage.

Leur histoire m’a bouleversée. À chaque fois que la voix de Paulette tremblait, j’étais très émue.

Je ne veux pas trop vous en dévoiler. Écoutez-la, c’est superbe. J’espère une seule chose : être comme Paulette à 80 ans, en forme et bien entourée.

Courses Épiques propose de nombreuses histoires. Pour l’instant, je n’en ai écouté que deux, mais les deux parcours m’ont déjà marquée par leur force et leur courage.

« BISTROSCOPIE »

de Charline Vanhoenacker

Vous allez dire : elle aime vraiment Charline ! Eh bien oui. J’écoutais Par Jupiter dès que je le pouvais. Maintenant, pendant mes sorties de plusieurs kilomètres, j’écoute Le Grand Dimanche soir avec plaisir.

J’aime le décalage, les blagues et le fait qu’ils soient nombreux autour de la table. Grâce à ça, on ne s’ennuie jamais.

Donc, quand j’ai vu qu’elle animait aussi une autre émission, j’ai écouté. Bistroscopie propose un tête-à-tête très détendu avec un invité. En gros, ils discutent autour d’un verre.

Cette fois, Charline mène seule la conversation autour de l’actualité de son invité. Le résultat est pertinent, intéressant et forcément drôle.

L’épisode qui m’a le plus marquée reste celui avec Luz. J’ai autant ri que réfléchi. Et ça, j’adore.

Lire

Ce mois-ci, j’ai commencé plusieurs livres : Testoterror de Luz, La Définition du bonheur de Catherine Cusset et Les Grandes Oubliées de Titiou Lecoq. En revanche, je n’en ai terminé aucun. Je ne peux donc pas encore vous en parler.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je ne prends pas assez de temps pour lire. J’adore ça, pourtant m’asseoir avec un livre reste difficile. Pas lire, hein : m’asseoir. J’ai toujours mille choses à faire.

Pourtant, le temps calme existe bien chez nous. C’est même le moment où les enfants lisent sagement, sans un bruit. J’adore !

Mais, souvent, nous en profitons pour finir la vaisselle, ranger un truc, vérifier un trajet ou préparer quelque chose pour le soir. Et hop, le temps calme se termine. Le bruit revient, les activités reprennent, et notre moment de lecture s’envole.

Vous allez me dire : Marion, tu pourrais lire le soir ! C’est vrai. Sauf que le soir, je lis deux pages et je m’endors.

Le lendemain, je relis donc ces deux mêmes pages, dont je ne me souviens presque pas. Je n’avance pas, je ne comprends plus, je patine, et ce n’est pas très plaisant.

Pour pouvoir vous en parler le mois prochain, je me lance un défi : terminer au moins deux de ces livres. On dit deux, parce que c’est le mois de Noël, donc le mois le plus rempli de l’année, non ?

Courses

Marathon du Beaujolais

Nous avons testé en famille le Marathon Family du Beaujolais. Vous connaissez sûrement le Marathon du Beaujolais, où l’on court 42 km déguisé, avec du Beaujolais aux ravitaillements.

De notre côté, nous avons choisi la course des familles : une boucle de 2,5 km dans Villefranche, à faire une ou deux fois. Et, bien sûr, tout le monde court déguisé.

Au départ, les déguisements n’étaient pas vraiment notre truc, mais la veille, nous nous sommes pris au jeu.

Résultat : un footballeur lyonnais, une enquêtrice, un All Black et une fille des années 80.

Après avoir traversé Lyon puis pris le train déguisés, nous avons compris sur place que nous étions plutôt soft.

Après un échauffement en musique, le départ a été lancé dans une super ambiance. Le premier tour avançait doucement, entre la foule et la découverte du parcours.

Beaucoup s’arrêtent après un tour. Nous avons continué jusqu’aux 5 km, avec une route presque rien qu’à nous.

Dès la première montée, les enfants m’ont vite larguée. Trop lente, maman.

Petit coup à l’ego pour moi, mais grande fierté à l’arrivée : ils ont couru 5 km sans problème.

Nous avons ensuite récupéré les médailles, profité de la collation et des animations pour enfants.

Je vous conseille vraiment cette course : l’ambiance est top, l’organisation aussi, et nous avons beaucoup ri.

Nous avons aussi assisté aux départs d’autres courses et à l’arrivée du marathon, avec des costumes incroyables.